collage veronik

En préparant notre première collection de patrons nous avons travaillé de près avec trois designers extraordinaire. Nous voulions que vous puissiez apprendre à les connaitre aussi alors nous leur avons posé quelques questions. Aujourd’hui nous nous entretenons avec Veronik Avery qui a conçu le pull Hortense .

Veronik,en plus d’etre une designer accomplie,est la fondatrice des laines St-Denis, une aventure qui a débuté en 2009. Ses fils Nordique, Boreale et Sommet, conçus pour inspirer, étaient doux tout en étant résistants et durables. Ils se tricotaient avec une grande netteté et étaient disponibles dans pas moins de 36 couleurs, dans une palette planifiée pour favoriser les projets multicolores. St-Denis, c’était aussi un magazine qui mettait en valeur les patrons imaginés pour la laine et des articles courts et intéressants sur des sujets comme l’agencement des couleurs, l’échantillonnage et les les sources d’inspiration des designers participants. Veronik fait maintenant partie de l’équipe de designers de Brooklyn Tweed, et ses créations peuvent être vues sur le site de BT et sur Ravelry.

veronik

 

Je veux te connaître un peu mieux! D’où viens-tu? 

Je suis née au Québec, mais j’ai vécu à plusieurs endroits : plusieurs villes en Outaouais, dans le grand nord québécois et en Afrique. J’ai aussi habité Ottawa pendant quelques années avant de déménager à Montréal. 

 

Noir ou brun? 

Noir, si je dois choisir. 

 

Chiens ou chats? 

Chats. 

 

Accessoire de tricot indispensable: 

Hmmm, cette question est difficile. J’utilise seulement des accessoires standards. Les tiges à blocage sont probablement le seul accessoire non essentiel duquel je ne me passerais pas. 

 

Gadget indispensable – hors tricot: 

Ma collection de pieds de machine à coudre. 

 

Passe-temps / artisanat favori (hors-tricot) : 

La couture et la boulangerie. 

 

Une seule couleur pour le reste de tes jours, laquelle est-ce? 

Bleu. 

 

Comment as-tu appris à tricoter? Est-ce une tradition familiale? 

J’ai commencé à coudre à l’adolescence. Quand ma fille avait 4 ans, j’ai eu besoin d’un passetemps créatif plus portatif et j’ai appris à tricoter. Ma grand-mère était une couturière professionnelle, mais personne d’autre dans ma famille ne coud ou tricote. 

 

Premier projet terminé? 

C’est soit Sugar Plum de Louisa Harding ou un chandail La Gran dont le nom m’échappe. 

 

Combien de projets en cours présentement? 

Un bas seulement. 

 

Livre favori – hors-tricot? 

La trilogie Deptford de Robertson Davies. 

 

Parle-moi de quelque chose qui a changé ta manière de tricoter. 

Écouter mes mains. Le livre que j’ai utilisé pour apprendre à tricoter montrait seulement la technique qui consiste à tenir le fil dans sa main droite. C’était inconfortable pour moi. J’ai essayé toutes sortes de choses jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais plus à l’aise avec le fil dans ma main gauche. Je ne savais même pas que cette technique avait un nom. 

 

Y a-t-il une technique nouvelle que tu veux essayer dans un avenir rapproché? 

Le tissage. 

 

Bois ou métal? 

Bois. 

 

Que tricotes-tu le plus pour offrir en cadeau? (je suis une personne à chapeau moi-même!) 

Moi aussi je préfère tricoter un chapeau! 

 

Si tu ne travaillais pas dans le domaine de la fibre, que ferais-tu? 

Je serais dans la création, peu importe quoi. J’ai besoin de travailler avec mes mains. 

 

Lève-tôt ou couche-tard? 

Couche-tard. 

 

Un endroit ou un pays que tu souhaites visiter et pourquoi :  

Le Japon, parce que tout au sujet de ce pays me fascine. 

 

Point de tricot favori :  

Le point de riz est, pour moi, l’équivalent d’un jersey.  

 

Musique du moment? 

Mon mari m’a offert deux listes d’écoute pour Noël l’an dernier – toute la musique de High Fidelity (une liste tirée du livre et une liste tirée du film). 

 

Grosseur et type de fibre que tu aimes particulièrement? 

Es-tu surprise que la laine soit ma fibre préférée? Et je la préfère fine (surprise, surprise). 

 

Comment as-tu commencé dans l’industrie? 

J’ai envoyé une soumission à Interweave Knits. Melanie Falick a rappelé. 

 

Quel est ton processus créatif, où trouves-tu ton inspiration? 

Je n’ai pas de source d’inspiration particulière – je garde les yeux ouverts, c’est tout. Le dessin m’aide à peaufiner mes idées.  

 

Une influence-tricot? 

Mon mari, Marcel Jeannin. Il ne tricote pas mais c’est lui que je consulte depuis 20 ans. 

 

Tu es designer pour Brooklyn Tweed, une des compagnies de fil à tricoter et de modèles les plus courues – comment est-ce, de travailler là-bas? 

Je ne vais pas mentir – travailler pour Brooklyn Tweed est fantastique. Notre processus créatif qui mène à chaque collection est assez long, alors je ne vais pas y aller trop en détails ici. Je dirai, cependant, qu’on planifie chaque collection en équipe, ce qui leur donne une grande cohésion. Comme nous vivons toutes dans des régions différentes, on se rencontre le plus souvent virtuellement, mais on prend la peine de se déplacer pour des réunions « en personne » une ou deux fois par an.

 

 

 

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