Toujours fascinée par les parcours créatifs des uns et des autres, nous avons commencé à demander à nos collaboratrices et collaborateurs, propriétaires de boutiques de tricot, de partager leurs expériences sur ce blog. Aujourd’hui : Pearl Chin, propriétaire et fondatrice de Knitty City, boutique new-yorkaise de choix!

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Ça fait longtemps qu’on connaît Pearl; Knitty City est un des premiers magasins américains avec lequel on a collaboré! Elle connaît très bien l’industrie de la fibre, et elle fait partie des gens que je consulte régulièrement. Elle a un très fort sens de la communauté et cela se voit dans l’espace qu’elle a créé dans sa boutique, un endroit qui est beau, ancré dans son quartier et dans sa ville, New York. Elle a réussi à transmettre sa vision à son équipe, des employés qui sont disponibles et chaleureux envers leurs clients. Au-delà des murs, Pearl redonne aussi à sa collectivité, et cela nous touche.

 

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Dans cet esprit, on a créé 10 couleurs en édition limitée sur notre fils Stella  pour fêter les 10 ans de Knitty City! Nous sommes très heureux de souligner avec Pearl cet anniversaire important. Elles sont disponibles sur place et par commande téléphonique/courriel.

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Comment vous êtes-vous lancée dans le tricot ou le crochet? 

J’ai toujours été manuelle, tout comme ma mère, qui concevait, tricotait et crochetait plusieurs de nos chandails, sans patron. Je n’ai pas pu apprendre d’elle parce que ses mains bougeaient trop vite, et elle ne connaissait pas les termes en anglais. Elle était aussi une excellente cuisinière, mais je ne pouvais pas traduire ses pincées, ses poignées et ses tasses à thé en mesures standards, comme les litres ou les cuillères à thé. 

 

Quand j’étais enceinte de ma fille, en 1977, j’ai acheté Learn-to-Knit-Afghan Book de Barbara Walkers : 6$ pour la version cartonnée. Après avoir tricoté 40 carrés utilisant des techniques variées, je considérais être une tricoteuse de niveau intermédiaire et j’avais une belle couverture à montrer en plus. J’ai ensuite découvert Mon Tricot, une très bonne revue française avec toutes sortes de projets de tricot et de crochet que j’avais envie de réaliser. 

 

Comment s’est fait le passage du loisir ou de l’artisanat à l’entreprise? 

J’ai d’abord eu une entreprise de vente d’origami en gros, appelée A Thousand Cranes (Mille Grues), fondée en 1989. J’ai appris l’origami auprès des Amis de l’Origami Center of America (maintenant Origami USA), au American Museum of Natural History. Je faisais aussi des écharpes, et d’autres items à partir de tissu à kimono. J’ai vendu à des boutiques de musées, des boutiques de cadeaux huppées, et des foires d’artisanat à travers les États-Unis et à l’international pendant 15 ans. Après le 11-Septembre, les affaires ont ralenti et j’ai décidé de me remettre au tricot durant mes loisirs. Quand j’ai travaillé pour Knitter’s Review et knitty.com, j’ai découvert une « communauté » qui me rappelait celle que mes parents avaient constituée à Houston, au Texas, quand ils avaient une épicerie. J’ai su intuitivement que je pouvais créer un environnement en soutien à une communauté de tricot, à partir du moment où j’aurais un espace physique.  

 

J’étais un peu rouillée au tricot, alors je suis partie à la recherche d’un bon livre pour débutant. Pour moi, rien ne vaut le livre de Walker sur les afghans. Mais en 2006, j’ai payé 20$ pour la version de poche! 

 

Quels seraient trois mots qui décrivent bien votre boutique? 

Plaisir, inspiration, soutien. 

 

Pourquoi les gens entrent chez vous? 

Les gens viennent à cause de notre réputation bien méritée, notre espace accueillant, nos étagères colorées et remplies à craquer, et la diversité des fils. 

 

Pourquoi y retournent-ils? 

Les gens reviennent parce qu’ils aiment notre laine et ils aiment nos employés avenants. 

 

De quoi a l’air une super journée dans votre boutique? 

Chaque jour est super chez Knitty City! On voit des gens de tous âges, et de partout autour du monde. On voit des bébés, des enfants, des animaux de compagnie; des amis, des familles, et nos « réguliers ». Il y a toujours des histoires à partager, et de nouvelles à ramener à la maison en fin de journée. 

 

Que me suggérez-vous de visiter avant ou après votre boutique, si je veux rester tout près? 

Dans l’Upper West Side de Manhattan, il y a beaucoup d’endroits à explorer à pied. Rien ne bat une promenade dans Central Park par beau temps. Culturellement, on a le American Museum of Natural History et la New York Historical Society. Côté gastronomie, on peut arrêter à la pâtisserie Levain Bakery, Zabar’s, Alice’s Teacup, Sugar ‘n Plumm, Voila Chocolat, Nice Matin, Irving Farm

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Merci Pearl d’avoir partagé avec nous,avec toutes ses suggestions de patisserie, on doit venir vous voir bientot!

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