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On adore les gens, et on pense que c’est génial d’apprendre à mieux VOUS connaître, chers lecteurs.

Aujourd’hui, on en apprend plus sur un groupe de tricopines de Montréal, passionnées par les travaux d’aiguilles et d’autres loisir créatifs, elles se sont rencontrées sur Instagram et par suite en vrai à La Maison Tricotée à Montréal.

C’est un grand plaisir pour nous de les côtoyer, dès que nous en avons l’occasion pour papoter et tricoter quelques mailles ensemble.

Bonne lecture!


. Tout d’abord, racontez-nous un peu plus sur vous:

Mélina: Je vis à Montréal, avec mon conjoint et ma fille de 3 ans et demi. Le tricot est un bon moyen pour moi de garder une activité créative et sociale et aussi pour s’intégrer au Québec.

Chloé: J’ai 34 ans, je vis à Montréal avec mon conjoint depuis maintenant 4 ans. Je suis passionnée d’arts créatifs en tout genre, que ce soit le tricot, la couture, le dessin, l’écriture… Je suis une grande fan de cuisine également ! Niveau professionnel, je travaille à mon compte en tant que consultante en marketing et développement d’affaires.

Perrine: Je suis Perrine, j’ai 31 ans, je suis venue passer un an en 2009 à Montréal avec mon conjoint et nous avons attrapé le virus. Un retour en France puis un déménagement définitif en 2012, nous sommes revenus depuis 5 ans et sommes devenus canadiens depuis quelques mois… comme nos deux enfants nés ici.  Professionnellement je suis chargée de production et postproduction sur des émissions télé ou des studios d’audiovisuel.

Adeline: Adeline bientôt 31 ans, maman de 2 petits terribles : Marilou 3 ans et demie et Antoine 1 an et demie. Professionnellement je suis intervenante sociale en employabilité.

. Quel est votre parcours tricot personnel?

Mélina: Le tricot, cela fait bien longtemps que je voulais apprendre. J’ai commencé, en Mars 2014, enceinte de 8 mois, avec un cours de débutant à la Bobineuse, à Montréal. J’ai poursuivi les cours de tricot pendant cette première année avec un cours de châle puis un cours de bas et pour finir une initiation au jacquard.

Chloé: Ma grand-mère était une grande fan de tricot, elle m’a donc appris toute petite, et j’ai toujours un peu tricoté l’hiver – généralement une écharpe sans fin avec du vieux fil que je récupérais chez ma mamie… Je me suis vraiment mise au tricot en arrivant ici pour pouvoir me tricoter des tuques pour l’hiver Québécois! J’ai suivi un cours à La Maison Tricotée pour reprendre un peu les bases et j’ai découvert les belles laines, les belles couleurs puis Ravelry et la communauté tricot… la suite vous la connaissez!

Perrine: À la différence de beaucoup de mes amies tricoteuses, ce n’est pas ma grand-mère qui m’a initié, ni même ma mère qui tricotait un peu – mais à 15 ans est-ce qu’on a vraiment envie de se faire expliquer quelque chose par sa mère? C’est à mon entrée à l’université à 17 ans, dans mon premier appartement seule que je me suis mise à apprendre grâce aux schémas des catalogues Phildar.

Du coup j’ai appris mais j’ai appris un peu bizarrement, continentale pour les mailles endroit et régulier pour les mailles envers ! Mon arrivée sur Paris et les heures dans les transports ont vu ma production grandir et enfin mon arrivée au Québec a explosé le compteur ! J’ai découvert les fils teints à la main, les fibres naturelles, les patrons autres que Phildar !! Et on ne m’arrête plus.

Adeline: Ma maman fait de la couture, elle m’a dit avoir des bases de tricot alors je lui ai demandé de m’apprendre: grave erreur! Elle a failli me faire avaler les aiguilles!  J’ai repris enceinte de ma plus grande il y a environ 4 ans, en prenant un cours avec Céline! Meilleure idée!  J’ai commencé avec Layette, tuque et cols puis Châle…. je me lance de plus en plus! Défis de l’année: un pull pour moi et la brioche.

. Vos trucs, sources d’inspirations:

Mélina:
1. Emilie et Paule: Elles ont de beaux projets, elles sont tellement fines et drôle. On passe  toujours un bon moment avec elle. 
2. Lise Tailor: Une belle source d’inspiration
3. Rachel says Yepa!: Je suis impressionnée par ses projets. J’aime beaucoup ses créations, on a des goûts similaire et la même palette de couleurs.

 

Perrine: Instagram me sert d’inspiration pour les laines surtout. Je trouve toujours plus intéressant de voir le tombé d’un fil, son effet une fois tricoté… Et c’est souvent décisif pour choisir les patrons le plus souvent dans Ravelry. Je m’inspire souvent des propres inspirations de mes « amis » Ravelry. J’y ai découvert les collections d’Amy Miller entre autres…

. Qu’est ce que ça vous apporte le tricot? Qu’est ce que ca change dans vos vie?

Mélina: J’ai toujours aimé avoir une activité créative, notamment la dentelle au fuseau entre mes 18 et 25 ans. Comme ce n’est pas très compatible avec des enfants, le tricot me permet de continuer de créer avec la fibre. Cela me permet étagement de déstresser après le travail.  Cela me permet donc de combler mon côté créatif / artistique. Je n’aime pas ne rien faire de mes mains, exemple: regarder la télé. Le tricot me permet d’avoir de garder mes mains occupées.

Chloé: Le tricot me permet de déstresser et d’avoir la satisfaction de faire quelque chose de mes mains – on est dans le rush toute la journée, devant l’ordinateur alors ce petit moment le soir quand on a un peu de temps pour prendre ses aiguilles aide vraiment à se poser et à canaliser le stress de la journée. Et puis quelle satisfaction de porter ce que l’on a tricoté !

Perrine: Le tricot me détend et m’apporte de la satisfaction personnelle. J’aime l’idée de faire quelque chose mais dans ressortir quelque chose de constructif, de concret. Je fonctionne un peu au but. Quand je courais, c’était avec l’objectif d’une course particulière, quand je tricote c’est pour obtenir un vêtement, pour faire plaisir, pour habiller mes enfants avec autre chose que ce qu’on retrouve sur le dos des autres amis. Et ça me permet aussi de garder mon cerveau en ébullition, d’apprendre bien des années après l’école ! Du coup, je tricote un peu partout, dans les transports, dans la rue (sauf l’hiver) en marchant, à la pause lunch au boulot, le soir, pendant le bain des enfants. Faire plusieurs choses en même temps me challenge aussi et j’aime ça.

Adeline: Ça me relaxe, ça me permet de m’asseoir à côté de mon chum devant la télé, ça me permet de rester occupée et d’avoir un résultat positif. Mais surtout: ça me donne un cercle social, un réseau, des amies! Arrivée à Montréal, pas la plus sociable au début, le Tricot m’a appris beaucoup et fait rencontrer mes meilleures amies!

. On visite votre ville (Montréal, QC), quels sont vos endroits favoris?

Mélina: J’aime aller boire un café à L’étincelle près de chez moi. En restaurant,  j’aime beaucoup aller chez Le Jurançon à Rosemont.

Chloé: Le Brunch au Sain Bol, petite place rue Laurier Est juste à coté de chez moi ! Un incontournable les fin de semaines où l’on reste sur Montréal. En resto, Chez Victoire sur Mont-Royal !

Perrine: Avec la vie montréalaise j’ai pris goût à l’art du brunch: chez Byblos sur Laurier ou encore au Café Sfouf sur Ontario qui permet de venir avec de jeunes enfants qui ont leur coin à eux. On chausse aussi ses running pour une petite course autour du parc Lafontaine ou plus ambitieux on grimpe le Mont-Royal pour prendre un bain de soleil au sommet du Belvédère et repartir pour la descente.

Adeline: Pour se promener en nature: promenade Bellerive dans Montréal Est. Pour prendre un café: la boulangerie de Froment et de Sèves. Une bonne crêpe chez Juliette et Chocolat, un pause thé – zen chez Camellia Sinensis et un café littéraire chez l’Éditeur Café. Pour une activité familiale: Céramic Café.

Pour suivre leurs aventures laineuses:
Adeline: Instagram, Ravelry

Crédit illustration bannière: Chloé Martineau

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